Réponses aux arguments sociaux contre l’extension radicale de durée de vie

Voici une liste de réponses aux arguments sociaux fréquents de ceux qui craignent une extension de vie radicale. Certaines de ces réponses impliquent des développements technologiques radicaux dont l’avènement dépendra des efforts ciblés et consentis en ce sens… il s’agit d’un délai long terme pour certaines de ces technologies.

Si l’extension de vie radicale est un jour possible, il ne faut pas aujourd’hui imaginer isolément les avancées technologiques qui permettront d’y aboutir. C’est l’ensemble des technologies qui aura progressé pour parvenir à ce stade, telle une marée remettant tous les bateaux échoués à flot.

Les criminels et despotes vont sévir à jamais

Il est hors de question que des individus nuisibles à la société puissent remettre en question la perspective d’une vie radicalement plus longue.
Pour ce qui est des despotes, nous pouvons constater quand dans les pays modernes, le renouvèlement des dirigeants s’effectue par un système démocratique. Ce renouvèlement n’est plus soumis comme cela a pu être le cas par le passé, à l’expiration par l’âge. Cette tendance va en s’accentuant et sera encore plus répandue à l’avènement de l’extension radicale de vie. De plus, comme l’histoire moderne l’a montré au cours de la Seconde Guerre mondiale et des printemps arabes, les despotes peuvent être renversés, destitués, chassés et n’ont plus vocation à gouverner jusqu’à leur mort naturelle.

Pour les criminels, il faudra certes repenser le système carcéral et son rôle au sein de la société du futur. Notons que si nous atteignons le stade technologique et sociétal de l’extension radicale de vie, de nombreux problèmes tels la pauvreté seront au moins amoindris, ce qui entrainera une baisse de la criminalité. Pour les détenus bénéficiant d’une extension de vie radicale, qui sait ce que la société de demain choisira de mettre en place ? Peut-être, plonger le détenu dans un état de biostase le temps de purger une longue peine de centaines d’années ? Corriger une particularité cérébrale à la source d’un comportement ultra violent ?
Ce ne sont que spéculations et ce sera à la société de demain de se déterminer démocratiquement sur ces questions.

On ne veut pas vivre vieux, en mauvaise santé

Quand est évoquée la perspective d’une extension radicale de vie, certaines personnes imaginent la prolongation de la vie dans l’état de ces centenaires que nous voyons parfois à la télévision. Ces braves vieux ravagés par le temps, séniles et souffrants de nombreux maux ne sont plus que l’ombre d’eux même. Prolonger la vie dans cet état n’aurait effectivement aucun sens, ce serait même une torture.
Non, ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit : l’extension radicale de vie se vivrait sur la base d’un âge, ou le retour à un âge optimum, equivalent à 25 ans par exemple. C’est au sommet de sa vigueur et sans maladie qu’il faut s’imaginer vivre pour des centaines d’années.

Pas de preuve scientifique que l’extension radicale de vie soit possible. Déni de possibilité.

Argument le plus difficile à contrer. Il n’y a effectivement aucune preuve que l’extension de vie radicale est réalisable. D’ailleurs, des mouvements comme Future Is Great ne font aucune promesse. Et il est généralement sain d’éviter la vénération de perspectives alléchantes, mais improuvables. C’est cet aspect non démontrable qui réfrène l’enthousiasme de nombreuses personnes à qui l’on présente la possibilité d’une extension radicale de vie.
Il est donc question de foi, mais surtout d’espoir ardent dès lors qu’il est question de cette possibilité.
Pouvoir vivre aussi longtemps que souhaité en bonne santé est le rêve de l’humanité, la consécration de la médecine… cela mérite que l’on tente tout pour y parvenir, en basant notre espoir sur la raison, la science et la technologie.

L’extension radicale de vie va causer surpopulation et épuisement des ressources naturelles

La surpopulation est un problème qui se pose légitimement lorsqu’on évoque l’extension radicale de vie. En effet si les gens ne meurent plus, mais continuent à faire des enfants… c’est une explosion démographique à laquelle nous devrons faire face.
Voici quelques considérations précises concernant ce sujet.

  • La population mondiale va décroitre
    Le taux de fécondité est le nombre d’enfants par femme d’une population donnée pour la durée d’une année. En dessous du seuil de 2.05 enfants par femme, le renouvèlement de la population n’est pas assuré ; elle va décroitre. Et c’est ce qui se passe dans de nombreux pays européens qui se tournent vers l’immigration pour compenser cette décroissance. Dans les pays modernes économiquement, tels Europe, États-Unis et Japon, les populations décroissent ou sont en passe de l’être. C’est sur les continents les moins développés au taux de fécondité élevé que la démographie explose. Citons l’Afrique à titre d’exemple. Ces continents finiront par se moderniser, et ce faisant, leur population se stabilisera et finira également par diminuer. L’ONU a estimé que la population mondiale finirait par se stabiliser aux alentours de 11 milliards d’individus en 2100 (Source Un Esa).
    Il est à parier que l’extension de vie radicale adviendra dans un contexte de population mondiale stabilisée et certainement décroissante dans les pays les plus développés.
  • Plus les gens vivent longtemps, plus bas est le taux de fécondité
    C’est dans les pays où la durée de vie est la moins longue que taux de fécondité et accroissement de la population sont les plus élevés. Si demain les gens pouvaient vivre aussi longtemps que souhaité… le taux de fécondité chuterait dramatiquement : le nombre de naissance par femme/année serait largement inférieur à ce qu’il est aujourd’hui même dans des pays modernes comme l’Allemagne.
  • Fin de la soumission à l’horloge biologique
    Si l’on pouvait vivre 1000 ans ou plus à un âge optimal, les femmes ne seraient plus soumises à l’horreur de la ménopause… ignoble phénomène de notre époque. Elles ne seraient plus contraintes de procréer « pendant qu’il est temps », et pourraient décider d’avoir un enfant par amour, au bon moment, avec la bonne personne. Il pourrait se passer bien plus de 45 ans avant que cela n’advienne.
  • Régulation des naissances
    La gouvernance du futur, quelle qu’elle soit, ne restera pas les bras ballants. Le taux de fécondité et la population mondiale seront très certainement contrôlés par de savants calculs et recommandations afin de permettre une croissance viable de la population.
  • Y aura-t-il assez d’espace pour contenir toute la population ?
    D’un point de vue strictement démographique… 7 milliards d’individus (la population actuelle) peuvent coexister sur une surface ridiculement petite. Si vous prenez la densité de la ville de New York aux USA, il faudrait étendre la surface de cette ville à la superficie de 3 états américains seulement pour accueillir la population mondiale. Si vous prenez la densité de Paris en France, la ville devrait faire un peu moins que la taille de ce pays pour accueillir les 7 milliards de gens. Autrement dit, si Paris avait la taille de la France, elle pourrait accueillir la totalité de la population mondiale (Source). Cela pour dire que la surpopulation en matière de densité humaine n’est PAS un problème du tout. La terre est très majoritairement composée de zones de population extrêmement basse. Cela ne veut bien sûr pas dire qu’il ne faut pas prendre en compte les ressources nécessaires à la subsistance de cette population.
  • Le problème des ressources
    Il va bien entendu falloir nourrir et alimenter en énergie cette population.
    Bien souvent, la réalité dépasse la fiction en matière de prédictions technologiques, et l’humain n’est jamais aussi ingénieux que quand il est confronté à des problèmes existentiels. Aussi, toute prédiction sera probablement en deçà de la réalité d’un contexte technologique infiniment plus avancé que l’actuel. Une chose est sure : si notre développement technologique permet l’abolition de la vieillesse, c’est que notre compréhension du vivant sera telle qu’elle nous permettra l’élaboration de biosolutions insoupçonnables aujourd’hui.
    Aventurons-nous cependant à prévoir de meilleurs rendements énergétiques :
    • Amélioration du rendement de l’énergie infinie qu’est l’énergie solaire. La quantité d’énergie solaire qui frappe la terre chaque jour est largement supérieure à la consommation de l’humanité.
    • Développement fission et fusion froide, ce qui fournirait une énergie largement suffisante pour alimenter la majeure partie de la planète.
    • Pour les ressources alimentaires
      Cultures artificielles de viandes et autres protéines animales, donc fin des élevages couteux, polluants, et de la souffrance animale.
    • Développement de super aliments extrêmement nutritifs pour un effort peu élevé de production.
    • Hydro / aéroponie (croissance de plantes sur substrat neutre ou hors-sol, avec apport nutritif)
  • Plus de pollution : voir plus bas ; passage dédié à la pollution.
  • Plus de départ à la retraite, peu de maladies
    Un aspect positif d’une population vivant indéfiniment et en pleine santé : la population est toujours active, productive. Il n’y a plus de retraite à financer, et les soins médicaux étant infiniment plus performants, il y aura également une dépense médicale à prendre en charge bien moindre.
  • Opportunité de colonisation pacifique extraterrestre
    L’augmentation de la population mondiale serait un extraordinaire stimulant pour une expansion extraterrestre de l’espèce humaine : colonisation de la lune, ainsi qu’établissement de bases spatiales habitables. Les possibilités de croissance sont alors démultipliées.
  • Éthique
    Enfin, il ne serait pas éthique de laisser mourir les gens de maladies et vieillesse alors qu’on aurait un moyen d’abolir ces causes de souffrance. Il faut être ambitieux : vouloir vivre aussi longtemps que souhaité, ET résoudre les problèmes que cela engendrerait.

Seuls les riches vont bénéficier de l’extension radicale de vie

Il serait effectivement illusoire, d’imaginer qu’une avancée thérapeutique telle que l’extension radicale de vie devienne accessible à tous simultanément. Toute avancée bénéficiera préalablement aux plus riches… mais cela ne veut pas dire qu’il en sera toujours ainsi. Prenons le cas de la vaccination, qui a contribué à éradiquer des maladies mortelles et ainsi sauver de nombreuses vies. Ayant été popularisée en Europe, la vaccination a bien entendu d’abord bénéficié aux habitants les plus riches de ce continent. Mais la vaccination a également par la suite largement bénéficié aux continents plus pauvres telle l’Afrique : l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a ainsi volontairement entrepris des compagnes de vaccination mondiale, ce qui a eu pour effet d’éradiquer des maladies telle la variole, dont le dernier cas fut détecté en 1977.

Aujourd’hui, pour certains vaccins l’Afrique est presque aussi bien couverte que l’Europe. Ainsi les taux de vaccinations contre les BCG DTP3 Polio3 MCV1 pour l’Afrique oscillent entre 70 et plus de 80 %.
Dans les pays européens et américains, les plus pauvres comme les plus riches bénéficient indifféremment de vaccination automatique dès le plus jeune âge.

L’impératif moral de vivre est tel, qu’il est tout à fait envisageable que les progrès en matière d’extension de vie finissent par bénéficier à toutes les strates économiques de la population mondiale, comme ce fut le cas pour la vaccination.

Sources:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4024226/
https://en.wikipedia.org/wiki/Vaccination

Nous devrons travailler indéfiniment

À l’heure où s’écrivent ces lignes… un débat de société porte justement sur la menace que font peser sur les emplois les développements des robots et autres AI faibles… Car effectivement de nombreux emplois accomplis par des entités artificielles vont disparaitre. Or si le travail est accompli par des machines… il n’y aura plus besoin de travailler. Du moins en ce qui concerne les tâches besogneuses et répétitives.

Se loger, se nourrir, se soigner qui sont les besoins vitaux, seront-ils pris en charge intégralement par l’organisation sociétale ?
Si dans la société de demain, on peut produire infiniment plus avec infiniment moins (ce qui est une bonne définition du progrès), si les robots avec une IA faible sont capables de remplacer les humains dans la plupart des tâches, si le cout de l’énergie baisse drastiquement dans un monde post-pétrole, si un revenu universel est implémenté…. Cela fait beaucoup de « si » certes, mais en vertu de ces hypothèses il est tout à fait possible qu’il ne soit plus nécessaire de travailler pour subsister dans le monde du futur.

Ou alors chaque individu devra allouer une partie réduite de son temps à la société… ce qui consisterait à travailler juste quelques heures par semaines pour le bien commun.

L’individu demeurerait libre de travailler pour son propre épanouissement si tel était son souhait ; ce ne serait plus une obligation.

L’avenir du travail dans une société radicalement évoluée technologiquement est un domaine hautement spéculatif et les points évoqués ne sont que des hypothèses. Néanmoins, on imagine mal, compte tenu du sens des évolutions technologiques actuelles, que la quantité de travail « vital » ne finisse in fine par s’amoindrir.

Pollution

Plus de 99 % des espèces ayant jamais existé sur terre ont disparu (source Wiki), bien avant l’apparition de l’Homme moderne. La nature n’a jamais été un jardin d’Éden que l’Homme serait venu troubler. La vie biologique est de facto une compétition permanente au sein d’un environnement dévastateur dont l’issue pour les moins adaptés est une disparition définitive. Le choix ? Évolution, ou extermination. Nous ne sommes pas ennemis de la nature. C’est la nature qui est antagoniste à une continuité de vie. L’être humain a bâti des civilisations afin d’essayer de se préserver, on ne peut l’en blâmer. Les sociétés doivent supporter et organiser des milliards d’individus. L’industrialisation s’est développée à la fin du 18e siècle pour alimenter cette masse, et si elle est polluante, cette industrialisation n’en est pas moins une étape nécessaire, inéluctable, mais intermédiaire du développement civilisationnel.
La pollution est d’ailleurs un signe de sous-développement technologique, de mauvais rendement, de déperdition et de non-maitrise de la matière. Le passage à l’air postindustriel sera possible, de notre avis, uniquement par l’apparition de nouvelles technologies, qui permettront de servir les besoins de l’humanité, sans la contrepartie d’effets secondaires nuisibles.

La solution ne passe donc pas par moins de technologies, mais par plus de technologies avancées.

Voici une liste non exhaustive de quelques technologies sur le long terme dont il serait bon d’accélérer le développement :

  • Amélioration du rendement de l’énergie solaire captée
    L’énergie solaire qui atteint notre planète quotidiennement est largement supérieure à notre consommation énergétique globale. Cette énergie n’est pas encore transformée assez efficacement, et son stockage reste médiocre. Là encore, le développement de nouvelles technologies pourrait rendre l’énergie photovoltaïque plus attractive et réellement efficace, ce qui aurait pour effet de réduire d’un bon pourcentage la consommation des énergies fossiles.
  • Développement d’usines (nanotechnologiques) moléculaires
    capables de produire des biens de consommation, molécule par molécule, comme une super imprimante 3D. La fabrication des biens sera alors parfaitement maitrisée, ne produira quasiment pas de déchet et ne sera plus issue de transformation : plus besoin de combustion, de pétrole, d’utilisation de solvants et autres acides. Le recyclage moléculaire sera total, et le carbone atmosphérique capté, pourrait servir de matériau extrêmement solide et léger.

Si les technologies radicales peuvent définitivement solutionner les problèmes de pollution, il faut en attendant leur avènement, poursuivre les efforts dans le domaine du faisable immédiat : réduire autant que possible les émissions de polluants. Aucun prétexte idyllique ne saurait justifier un traitement dilettant des problèmes environnementaux actuels.

À l’heure où sont écrites ces lignes, l’humanité « a compris » qu’il fallait préserver la planète. Nous sommes loin du compte, mais les efforts ont commencé : énergies renouvelables, mesures et réduction des émissions CO2, cessation d’utilisation de sacs en plastique, culture de produits bios contenant moins de particules nuisibles… la tendance est en marche vers une ère non polluante.

Même si nous développons matériaux et énergies non polluantes, il restera les traces des déchets produits à la fin du 20e siècle et au début du 21e. Nous prévoyons et souhaitons une véritable phase de détoxication de la planète, durant laquelle, les déchets seront traqués impitoyablement, et éliminés, avec l’assurance de l’être une bonne fois pour toutes.

Nous aboutirons alors à une véritable phase de « restauration » de la planète : une fois la pollution jugulée et les déchets éliminés, nous pourrons restaurer un écosystème optimal dans lequel l’humanité s’épanouira harmonieusement.

Plus sur le sujet: Eric Drexler

C’était mieux avant, donc aujourd’hui est mieux que le futur

Non, ce n’était pas mieux avant. Voici quelques faits :

  • Taux de malnutrition de la population mondiale en décroissance :
    Le taux de malnutrition était aux alentours de 50 % en 1947, il est sous les 11 % aujourd’hui (source : The United Nations Food and Agriculture Organization).
  • Espérance de vie mondiale en augmentation :
    Fin du 18e siècle, l’espérance de vie mondiale moyenne était autour de 30 ans. Elle est aujourd’hui aux alentours de 70 ans. En excluant la mortalité infantile : un enfant ayant atteint l’âge de 5 ans en 1841 pouvait espérer vivre 50 ans. Aujourd’hui, cette espérance est de 82 ans.
    Source : https://ourworldindata.org/life-expectancy
  • Pauvreté mondiale en diminution :
    En 1820, 94 % de la population mondiale vivait dans un état de pauvreté extrême. Aujourd’hui, ce taux est d’environ 10 %.
    Source: https://ourworldindata.org/extreme-poverty
  • Baisse de la violence :
    Dans tous les pays d’Europe, la violence a considérablement baissé au cours de l’histoire. Par exemple, pour 100 000 habitants, le nombre d’homicides par an en Angleterre était de 23 en 1300. Il est de moins de 1 aujourd’hui. Il était de 56 pour l’Italie en 1300, moins de 1 aujourd’hui. Aux USA le taux d’homicide demeure supérieur à l’Europe, mais est aujourd’hui tout de même dramatiquement plus bas que durant les jours historiques de la période coloniale. Aujourd’hui, ce taux est aux alentours de 5 pour 100 000 habitants par an.
    Sources:
    https://ourworldindata.org/homicides#usa
    https://en.wikipedia.org/wiki/Crime_in_the_United_States
  • Augmentation du taux d’alphabétisation de la population mondiale :
    Le taux d’alphabétisation de la population mondial était de l’ordre de 12 % en 1800. Il est de 85 % aujourd’hui.
    Source : https://ourworldindata.org/literacy

Le nombre de pays pratiquant l’esclavage n’a cessé de diminuer, les droits de vote des femmes ne cessent de se renforcer de par le monde. Même les émissions de polluants, si elles sont certes encore trop importantes, commencent à se stabiliser sur les continents les plus modernes tels les USA et l’Europe.
(Source : Ourworldindata 1, Ourworldindata 2)

Alors pourquoi la vision du futur communément envisagée au cours de discussions ou au cinéma est-elle si négative ?

Premièrement parce que les progrès cités se sont développés sur une échelle de temps supérieure à celui d’une vie humaine : impossible de s’en rendre compte au cours d’une existence.
La survenue de progrès technologique tend cependant à s’accélérer selon une croissance exponentielle… de nos jours, tout arrive plus vite.

Ensuite parce qu’à notre époque médiatique et ultra connectée nous avons les moyens de nous rendre compte de tout ce qui ne va pas, du chemin à parcourir. Nous avons conscience aujourd’hui de nombreux problèmes à résoudre. Un paysan européen du 18e siècle n’était pas informé en temps réel des catastrophes climatiques asiatiques.

Citons également la propension humaine à se focaliser sur ce qui ne va pas… réflexe naturel anxiogène utile pour détecter et se préserver des choses négatives.

Les deux guerres mondiales, chronologiquement proches, ont également écorné notre optimisme et notre foi en l’avenir.

Quels que soient les angoisses et le pessimisme ambiant, rien ne semble pouvoir arrêter notre évolution vers les technologies radicales qui résoudront une bonne fois pour toutes nos problèmes de société. Nous pouvons accélérer la survenue de ces solutions par un développement engagé, ciblé et optimiste… Future Is Great a pour but de faire prendre conscience au plus grand nombre que notre futur pourrait être radieux, car plus il y aura de gens convaincus, plus les engagements pour y parvenir seront nombreux.


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